<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-10322760</id><updated>2011-04-21T15:40:06.147-07:00</updated><title type='text'>madagascar</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://vincentamadatana.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10322760/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincentamadatana.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>vincent chopard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10737525997515980517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-10322760.post-110639684350922914</id><published>2005-01-22T04:20:00.000-08:00</published><updated>2006-06-22T02:24:00.146-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Chapitre 1&lt;br /&gt;Je suis une jeune malgache et je vis dans un taudis d’ Antananarivo. J’ai huit frères et sœurs : mes deux sœurs aînées ont eu la chance de trouver un vasahas et vivent en France. Paraît que c’est également la misère, mais pas au soleil. Mon frère Dan est un délinquant et passe la plupart du temps en prison. Quand il revient à la maison, il terrorise tout le monde et bat père et mère. Ma petite sœur est anorexique et va bientôt mourir. Seul mon fils de 4 ans me donne un peu d’espoir, mais c’est ma mère qui s’en occupe. Je n’ai aucune formation, pas de travail, mais je suis jolie et sexy…J’ai trouvé au Glacier un copain arabe, mais il est marié. Comme il se drogue et qu’il trafique entre majotte et Madagascar, il est assez riche. Ma famille ne l’aime pas, d’autant plus qui’il ne me donne jamais d’argent. Un jour, lorsque je faisais un peu le tapin au Glacier, je suis tombé sur un vasahas naïf et plein d’argent. Comme il avait l’air déprimé, il était facile à draguer. Je lui piquais de plus en plus d’argent : il ne le remarquait pas. Il bandait mollement, car il prenait des médicaments contre le palus.  Donc je lui ai proposé de venir habiter à la maison. L’idée lui a plue et il s’est installé dans mon taudis de 15 m2. On faisait un peu l’amour, mais je pensais à Farid qui arriverait dans quelques de jours. Ca lui suffisait, avec ses bières et ses livres et son ordinateur portable. Il travaille beaucoup le soir et quand il vient se coucher, je fais semblant de dormir. Mais comment faire pour payer l’hôtel pour Farid ? Il est tellement radin. Comment dire au vasahas que j’allais une semaine à l’hôtel  pour me faire sauter par un arabe ? Là, j’ai eu une idée géniale. Vincent qui ne se doue jamais de rien m’a tout de suite donné un million pour le cours d’une semaine pour l’école de police où je logerais ainsi qu’une grosse somme pour faire faire un passeport « pour quand nous irons voir ta famille, en suisse ! » J’ai passé une semaine géniale avec Farid, à l’hôtel Lambert. On baisait, fumait, mangeait, et parfois nous allions au Glacier. Je mettais une moumoute et ce con de Vincent qui est ne portait pas ses lunettes me faisait de larges sourires. Il me trompait avec moi ! J’étais assez triste quand Farid est parti, mais j’étais enceinte ! Ce con de Vincent était heureux, il ne se doutait de rien du tout et calculait déjà la date de naissance de « notre » enfant. Un peu plus tard, il y a eu des bagarres : je lui ai piqué de l’argent, sa caméra et il est parti en suisse. Je pense que je ne le reverrai plus jamais….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 2&lt;br /&gt;De retour en suisse, je me sentais assez frustré et déprimé. Cette fille m’avait volé, frustré, battu et humilié, mais je lui avais fait un enfant…3 mois ont passé et j’ai craqué. J’ai téléphoné à Madagascar, j’étais heureux d’entendre cette belle malgache&lt;br /&gt;et tout était oublié. Je lui envoyais via Western Union 1 million par mois. J’avais hâte de la retrouver ; je voulais retourner à Madagascar pour la naissance de l ‘enfant. Ma vieille mère est morte durant cette période ; j’ai  fait un petit héritage, j’ai liquidé  toutes mes affaire et vendu mon bureau. J’étais riche, mais il fallait encore attendre quelques mois avant de pouvoir toucher de l’argent. Donc, plus rien ne me retenait en suisse. Je pourrais communiquer avec ma famille, aller les voir ou les inviter. Je me suis donc mis en route vers la fin de la grossesse de Fara . Afin de prolonger le plaisir, j’ai fait le trajet en cargo : Marseille-Toamasina : 21 jours !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 3&lt;br /&gt;Vincent le con m’envoyait tous les mois 1 million et Farid ne se manifestait plus. Son enfant prenait de plus en plus de place, et la famille m’en voulait d’avoir fait un bébé avec un arabe. Pour redorer un peu l’image de Farid, j’ai prétendu que c’était lui qui m’envoyait de l’argent et non Vincent. Ca a calmé toute la famille, car l’argent n’a pas d’odeur. Farid allait venir à Madagascar en mars ! Mais hélas, Vincent, le présumé père, arriverait déguisé en Père Noël, pour la naissance du fils que je lui avais annoncé. Je n’ai évidemment pas utilisé son argent pour faire ces stupides tests de sida et d’échographie!  Ce con croyait que j’attendais des jumeaux est s’est mis à verser le double. Un beau matin, il était là, avec sa casquette de merde, ses valises, ses cadeaux et son ordinateur. Il était émerveillé devant mon ventre et tout le monde a bien joué le jeu, car il y avait de nouveau de  l’argent en vue et beaucoup de chocolat. Le bébé est né et le père imaginaire a  assisté à l’accouchement. Ce n’était évidemment pas le fils promis, mais une fille. Il n’a rien dit et quand j’ai mis comme nom de famille celui de Farid, il n’a rien remarqué. Trop gentil et trop con ! Il me faisait presque pitié. Mais il fallait préparer le terrain pour l’arrivée imminente du papa Farid. Je sentais bien que le con avait des problèmes affectifs avec ma fille et qu’il l’évitait. Ce con avait peut-être remarque quelque chose. Mais quoi ? Tout le monde ne cessait de lui répéter : « Elle te ressemble, ta fille ! » Avec ma mère je n’arrêtais pas de l’emmerder afin qu’il parte, mais continue à verser de l’argent. Il restait calme, travaillait, lisait et buvait ses bières. Le jour avant l’arrivée de Farid, je l’ai provoqué à mort. Quand il s’est fâché pour des Nike à 1 million, j’ai failli le tuer avec un couteau de cuisine. Il ne s’est pas calmé. J’ai cassé toutes ses affaires en espérant qu’il parte. Le lendemain, il est en effet  parti. A l’hôtel Lambert, Farid m’a fait l’amour comme un Dieu. Mais il n’a pas daigné regarder sa fille. Ma mère venait heureusement s’en occuper et nous vivions l’amour parfait. Un dimanche après-midi, j’entendis à la réception un type un peu soul qui chantait ses chansons en suisse allemand : C’était ce con de Vincent. Mais que foutait-il dans mon hôtel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 4&lt;br /&gt;Je suis Faramandimby, la cousine de Fara. J’en avais marre de vivre é Toléar et je voulais tenter ma chance à Antananarivo. J’ai préparé mon sac et lors d’un transbordement d’untaxi-b à l’autre,, on m’a tout volé. Je suis arrivée chez la famille de mes cousines. Fara m’a présenté fièrement Vincent le con : « Celui-ci, c’est pour le fric, Farid, c’est pour l’amour. » Dès le début il m’a fait pitié, il avait l’air de se sentir mal avec Fara. En voyant la fille de Fara, j’ai tout de suite vu su que ce n’était pas l’enfant de Vincent, qu’il avait du sang arabe. Vincent tournait comme un lion dans une cage, et quand il a dit qu’il partait pour le week-end à Toamasina, je lui ai proposé de l’accompagner. Ca lui a fait plaisir. Nous nous sommes retrouvés en cachette à la gare routière. On s’entendait assez bien, Vincent avait l’air mal dans sa peau et buvait trop de rum. Il est revenu des toilettes avec un cadenas à sa braguette. « comme ça, pas de danger pour Fara. » Ca m,’a fait rigoler énormément. Dans le taxi-b, il voulait m’embrasser, mais j’étais en train de vomi et j’avais la tête ailleurs, donc à l’extérieur du wagon !. A Toamasina, nous sommes allés à l’hôtel des Flamboyants et ce coquin a demandé un double lit ! J’ai très peu d’expériences avec les hommes, j’étais 3 ans avec cet ours de Jean-Claude que je ne voyais heureusement que rarement et qui n’a à peu près qu’une seule fois réussi à me faire l’amour. Le résultat : Erica. Avec Vincent, ce n’était pas non plus fameux, au début, puis c’était matin midi soir, et après 4 mois, j’étais de nouveau enceinte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 5&lt;br /&gt;Entre temps, pas mal de choses se sont passées. Je m’entendais de moins en moins avec Fara, et Faramandimby et moi partions de plus en plus en vacances, en cachette. Ainsi nous sommes allés à Ambatolampy pour voir l’école Kolonia et la fabrication des cocottes. Un soir, Fara a fait la petite fille qui roucoulait, la petite pute, et me demandait des tennis (pas en pension). J’ai dit o.k., on verra demain. Elle a choisi des Nike à       1 000 000 Fmg, et ceci le premier jour de guerre des Américains ! Je n’ai rien dit, c’était un peu trop de trop. Le soir, elle se vantait de ne payer sa bonne Mamatula que 60 000 Fmg/mois pour plus de 50 heures de travail par semaine. Je me suis fâché, j’étais assis, elle s’est mise à me gifler, gauche droite, gauche droite ; Ravaka pleurait, Robinette ne disait rien et observait attentivement ses doigts de pieds. J’ai saisi les poignets de la furie pour l’immobiliser, elle m’a donné des coups de genoux au menton, je me suis mordu la langue et je l’ai lâchée (Fara, pas la langue). Hors d’elle, elle a bondi hors de la cuisine avec un couteau de  boucher de 30 cm et a foncé sur moi. Je lui ai balancé au dernier moment le plat de spaghettis à la gueule. Cela a éclaboussé Rojo qui s’est mis à hurler et les autres enfants se sont mis à crier. « Tu voulais tuer mon fils ! » Robinette a saisi cette folle de Fara et je suis allé dans la maison à côté, chez Germain. Entre-temps Fara, cette folle, a cassé mon ordinateur portable et mes lunettes. J’ai quitte cette clique en y laissant encore mes claques, ce qui n’était pas trop malin, car j’ai tremblé jusqu’au bout,  tellement je craignais que Fara casse tout comme elle a déchiré en mille morceaux mon calepin. Je suis aller loger au Glacier ; j’ai évidemment rencontré Fara qui a encore réussi à m’extorquer du fric pour le bébé «…elle est malade, tu la fais souffrir …».  Je commençais lentement à croire aux rumeurs selon lesquelles elle avait depuis 3 ans un jeune copain de camé arabe qui vit à Majotte chez sa maman. Lors de la naissance de Ravaka, Fara a dit qu’elle ajoutait à Ravaka Théo le vrai nom de famille de sa chanteuse préférée, Toni Braxter. Mais sur l’acte de naissance, il y avait en MAJUSCULES un nom de famille arabe. « …Vincent est venu de Suisse pour adopter Rojo et Ravaka ». Elle s’est mise à hurler en prétendant que je n’avais rien compris, que c’était le vrai nom de Toni Braxter. J’ai laissé tomber, car je n’avais pas fait le rapport avec ce Farid dont m’avait pourtant parlé Bianca. Portant, elle m’avait bien prédit qu’il viendrait le 10 mars, et, en effet, Fara m’avait presque supplié de partir plus tôt que le 21 mars, comme prévu. Le 1 000 000 fmg de l’école de police, en avril 2002, c’était pour aller à l’hôtel avec Farid. Le million que je lui ai prêté début février 2003 pour  son frère Donay, ben bof, c’était également pour aller à l’hôtel avec Farid, à l’hôtel Lambert, où je l’ai retrouvée par hasard un dimanche après-midi avec Ravaka et Farid, suite à ma fugue avec bagages de Morarano. « Vincent, je te présente le père de ta fille ». J’ai discuté deux minutes avec son bougnoule de minet. Puis elle m’a cassé un verre de bière contre le visage, contre la partie faciale du crâne. Apparemment, elle n’avait pas réussi à faire croire aux deux pères qu’ils étaient tous les deux le père et qu’ils payeraient tous les deux.  La nuit, il s’est fait laver le cerveau et tout ce qu’il lui restait de mes explications pourtant claires était que j’avais habité pendant 2x3 mois à Morarano chez et avec Jacinthe ! J’étais profondément blessé sous l’œil, à 1 cm à peine. J’ai saigné comme un porc, et le lendemain, j’ai porté mes habits maculés de sang  à Morarano, chez Robinette et Germain. «...J’en ai marre de frotter tes slips ». Je n’y remettrai jamais plus les pieds (pas dans mes slips, car chaque fois que je les mets j’y mets forcément les pieds !) Je me suis rendu à Ivato, à l’hôtel le Manoir Rouge, et j’y attendais avec impatience Faramandimby.  Dans la rue, j’ai rencontré Mamy qui n’avait comme d’habitude pas un sou. Je lui ai offert une carte de téléphone contre un téléphone bidon : « Hallo, je suis la sœur de Vincent, en Suisse, parle plus fort, je n’entends rien, alors je suis mégaheureuse que tu aies une petite fille, oui, Ravaka, tu m’entends, et je voulais vous faire un cadeau. Hallo, tu notes, Western Union, voilà les chiffres 2 5 7 4 6 3 5 5 8 …tu répètes ? Bien. La question : couleur. La réponse : rouge. Parfait ! Et la somme : 34 millions de Fmg, pas de Dollars, ha ha ! A bientôt ! » Veloma. Et il n’y avait que 9 chiffres  et pas 10. Après un premier échec à la banque, Fara est allée avec Jacinthe et Ravaka à ma recherche et m’a vite retrouvé  grâce à la panique de la femme de Rolland de l’école de Génie Civil devant cette pauvre Ravaka «…malade, qui a besoin de son papa. » Donc Fara, la sœur et le bébé et mes habits ensanglantés lavés arrivent en taxi au Manoir Rouge, Faramandimby est heureusement cachée dans la chambre. Fara me fait un charme et un baratin de putain pas possible, me met le poupon dans les bras et veut tout de suite chercher ses bagages, car le compteur du taxi tourne. « Je t’aime, Farid c’est fini, c’est juste parce que j’étais jalouse de Bianca. Ta sœur m’a téléphoné, elle me donne de l’argent,  je t’en donnerai bien sûr un petit peu, tu as eu de telles dépenses….mais il manque un chiffre sur les 10 du code ! Donne-moi le numéro de téléphone de ta sœur ! » Je fouille dans mes affaires. « Voilà mon calepin, (tu n’es pas mon lapin) débrouille-toi ». Le nom, l’adresse et le numéro de Martine sont complètement déchirés. « Je ne me rappelle plus du numéro. Va-t-en avec ta fille de bougnoule ! ». Elle est devenue noir clair et je pense que je ne les reverrai plus jamais, même si Ravaka était ma fille. J’ai porté plainte à la police d’Ivato, les flics m’ont dit à la fin de la déposition «il fait soif », je ne leur ai pas donné un sou, donc l’affaire risque d’être classée. Par contre, mon assurance en Suisse m’a remboursé l’ordinateur, car il ne s’agirait pas d’une scène de ménage de couple traditionnel. Je suis rentré à Genève. Fara ne m’a pas téléphoné au Manoir Rouge, ni Germain ou Jacinthe n'est venu me dire au revoir à l’aéroport  pour me rendre de l’argent : J’étais un peu déprimé de ce départ raté. Mais Enza et Bernard sont venus me chercher à la gare de Genève et nous avons vécu à la Treille une merveilleuse journée de la première feuille de marronnier. Il y avait Manuel, Maxim, Julie. Mes sœurs m’ont fait ma fête le 26 mars à Detligen, j’ai passé encore quelques nuits dans la salle de bains de Madelyne, de bons moments chez Vlach, chez Manuel, au vernissage de Anne Wilhelm à Berne et, un dimanche, chez Martine et Denis. On a fait une chouette fête d’adieu improvisée au café l’Aquarium, ex mères Pache, à la Jonction, pour fêter mon 4ème départ pour Madagascar. Il y avait Petit Paul, Vlach, Madelyne, Anne enceinte, Manuel, Julie, Enza et Bernard. Pas trop de nouvelles de la mère de Ravaka : Elle n’a plus un sou et n’a pas digéré la farce des 34 millions. « …si seulement je n’avais pas déchiré le calepin de Vincent… »  Ravaka en est malade car le lait de la sorcière a tourné. Robinette et Germain ont chacun de son côté essayé de récupérer les 2.25 millions que Françine me doit, tout en prétendant que je n’étais juste pas à la maison pour le moment. Mais Françine n’est pas dupe. Puis, pendant que Faramandimby est allé apporter 500 000 Fmg à Ambatolampy pour le vélo de  Ranak, Fara a fouillé sa valise et lui a volé 600 000 Fmg. « …Je suis honnête ; demande à Robinette …!" Je ne veux plus jamais la revoir ni trop en entendre parler. Le gri-gri s’occupera d’elle. Faramandimby et moi allons nous marier à la mairie, demain. Son père Clément règle toutes les histoires, y compris celles pour l’adoption, ou plutôt la reconnaissance de Janine Erica Chopard. Pour une surprise, ce sera une surprise pour tout Morarano, car ils pensent que complètement plumé, volé et baisé, j’ai du retourner  en Suisse définitivement. Demain, samedi de Pâques, nous ferons une petite fête. Je suis le papa d’une petite fille que je vais reconnaître et dont j’aime la maman. C’est mieux que de vivre avec une femme que je n’aime pas et qui me déteste comme la peste (qui est courante, ici), et ceci juste parce que nous avons éventuellement fait la petite Ravaka ensemble, une fois que Farid n’était pas de garde et de corvée. «…Voulez-vous prendre pour épouse Faramandimby Lombiho Sakina ? » Ca y est, on s’est mariés à la mairie. Il y avait même un photographe officiel, des témoins. Tous sont endimanchés et adorent se faire prendre en photo, avec les jeunes mariés. Puis c’était la fête à la maison, super souper bien improvisé: une quarantaine de personnes, à boire, à manger, de la musique, de la danse…. Mardi, l’adoption ou plutôt la reconaissance d’Erica sera réglée. Ca va vite, malgré le mora mora. Nous n’aurons plus qu’à passer à l’ambassade suisse d’Antananarivo. Maintenant, Erica a des parents et pourra librement aller rendre visite à son demi-frère Manuel, quand elle sera un petit peu plus grande «…J’ai deux ans et demi ! » Elle est très mignonne avec son teint légèrement basané et ses cheveux blonds en tire-bouchon. Ce matin, Faramandimby et Erica sont allée à la messe de Don Bosco, juste à côté. Je vais m’y rendre maintenant pour téléphoner à ma famille pour annoncer la bonne nouvelle. A Tulear, il est impossible de trouver des cartes téléphoniques un dimanche de Pâques ! J’ai finalement pu appeler Martine, mais je crois bien qu’on a été coupés avant que j’aie épelé tous les chiffres du numéro de téléphone. Manquait de nouveau un chiffre, mais cette fois-ci, pour de vrai !&lt;br /&gt;…C’est le 18 mai 2003  je suis toujours bien avec Faramandimby et Erica, on vit dans une petite maison contiguë à la Cité Immobilière de Tamatve et je trouve petit à petit du travail, grâce à des affichettes que je punaise ou scotche dans magasins, hôtels ou autres….C’est le 25 août 2003 : que le temps passe ! Nous vivons tranquillement dans notre maison qu’on loue. Le propriétaire, Norbert, est en prison, on est tranquilles. Mais sa femme et ses enfants peuvent squatter chez nous. En plus, la sœur de Fara, Zanaké et ses deux enfants Carinah et Buffalo passent les vacances ici. Fara achète meubles, etc. Que ferons nous avec ces meubles ? Nous avons loué une autre maison à Morarano. Le chantier à Tanamakoa a commencé. Célestin, le père de Fara, est venu régler le dédouanement de mes affaires, du bus VW, des PC. Célestin, le mari de Zanaké, est mort.&lt;br /&gt;Chapitre 6&lt;br /&gt;J’ai trouvé une petite maison à Tanamakoa et Vincent l’a achetée, malgré quelle soit trop petite et le terrain minuscule. Il en avait marre de jeter l’argent pas la fenêtre en payant des loyers. On a passé un mois en suisse. J’étais malheureuse, j’avais l’ennui et froid. Vincent me laissait téléphoner tous les jours à ma famille. Aux Verrières, j’ai marché dans 1 mètre de neige ! L’agrandissement de notre maison a commencé. Vincent faisait le projet et je m’occupais du chantier. On a ajouté un étage, un garage, un epi- bar. Le propriétaire nous a vendu la parcelle en prolongement. On y a construit une jolie maison pour les amis ou pour la location. Nous avons construit une petite gargotte. Les palmiers poussent ! Nous y vivons à 9, en famille. Le petit Théo Chopard est né. Entre temps, Célestin, le mari de Zanaké est mort. Maintenant. Celle-ci et ses deux enfants, Buffalo et Carinah, habitent chez nous. Deux autres sœurs de Faramandimby Modestine et, Nandrassana, nous ont rejoints. Plus qu’on est de fous et de folles, plus on rigole !&lt;br /&gt;Un an après la mort subite de Célestin, le mari de Zanaké et le père de Buffalo et de Carinah, nous avons fait un petit recueillement dans le bureau de la paroisse de Morarano de Toamasina. Après la cérémonie, j’ai demandé à l’ecclésiastique : « envoyez-vous les fleurs par fax ou par mail vers Célestin ? » -Non, par téléphone!&lt;br /&gt;A la maison on a fait un petit repas du soir. J’ai dit : « Célestin nous a quittés il y a un an, on respecte une minute de silence en pensant à lui… »&lt;br /&gt;57,58,59…. »THAAAAA ! » C’était Théo qui avait respecté la minute de silence et qui n‘a pas oublié ses origines d’un village horloger du jura et d’une famille tic tac…Chopard.&lt;br /&gt;Chapitre 7&lt;br /&gt;Le temps a passablement passé! Notre maison est terminée, avec maison d'amis au fond de la cour&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/10322760-110639684350922914?l=vincentamadatana.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vincentamadatana.blogspot.com/feeds/110639684350922914/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=10322760&amp;postID=110639684350922914' title='15 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10322760/posts/default/110639684350922914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/10322760/posts/default/110639684350922914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincentamadatana.blogspot.com/2005/01/chapitre-1-je-suis-une-jeune-malgache.html' title=''/><author><name>vincent chopard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10737525997515980517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry></feed>
